Le “vélo conquérant” : retour d’expérience sur les nouveaux itinéraires
Descendre la Grand’Rue d’Hellemmes à vélo, autrefois synonyme de stress, est devenu une expérience bien différente. Les nouvelles bandes cyclables, agrémentées de pictogrammes joyeux et de séparateurs colorés, protègent – autant qu’elles marquent, d’un trait vif, la présence nouvelle du vélo en ville. Le matin, enfants et parents s’y croisent avec leurs cartables fleuris, tandis que, non loin, des livreurs zigzaguent, au rythme des cloches d’église et des ouvre-bouteilles des commerçants.
Les habitants racontent – et c’est là que le vélo, au-delà des chiffres, a changé l’usage et les rapports à la ville. Margaux, jeune active, témoigne : “Je vais au boulot en vélo de Lomme à Lille, et j’arrive plus vite qu’en voiture ou en transport. On redécouvre le vieux Lille, la Deûle, les halles, les petites places à la fraîche…”
Le point noir récurrent reste l’intermodalité. Encore difficile de transporter son vélo sur certaines lignes de métro aux heures chargées, ou d’embarquer facilement son VTT dans les TER régionaux. Mais des évolutions sont en cours, avec l’arrivée des portes-vélos sur certains bus (test à Roubaix et Tourcoing) et les arceaux en libre accès près des gares.