Coup de cœur : redécouvrir la peinture religieuse et l’Italie du Quattrocento
Plus discrets que les Rubens, les panneaux italiens sont une pépite pour qui aime la peinture ancienne. La salle dédiée au Quattrocento, réaménagée il y a peu, offre une lumière parfaite sur les œuvres de Donatello, Bellini, Véronèse… L’ambiance, sol de marbre et murs sobres, donne à voir la tendresse du trait, l’or éclatant des fonds, et l’expressivité silencieuse des vierges.
Un détail peu connu : c’est ici que l’on trouve le «Saint Sébastien » de Marco d’Oggiono, élève de Léonard de Vinci, hommages éclairs à la Renaissance lombarde. Souvent, des étudiants rendent hommage par le croquis ou la reproduction. Le silence, par moments, se remplit de pas discrets ou du crayon d’un amateur face à un chef-d’œuvre.