Explorer le street art entre Lille et Roubaix
Lille et Roubaix forment l’un des territoires les plus intéressants du nord de la France pour observer le street art. Fresques monumentales, collages, pochoirs, lettrages et installations éph...
Lire +Depuis quelques mois, le murmure est devenu rumeur, puis onde de choc. L’EuroBasket 2025, le plus grand rendez-vous du basket européen, fera escale à Lille. La nouvelle a vite dépassé les cercles de passionnés : c’est tout un territoire qui s’est mis en mouvement, avec une cohabitation rare entre l’ébullition sportive et la convivialité nordiste.
D’un bout à l’autre de la ville, on voit déjà les premières affiches aux abords des stations de tram, des drapeaux aux couleurs vives fleurir devant les commerces et les collèges, et un ballet de techniciens s’activer autour du Stade Pierre-Mauroy, épicentre annoncé des festivités.
Ce coup de projecteur n’est pas une première : le stade lillois avait déjà brillé en 2015 lors d’un précédent EuroBasket mémorable et pendant l’Euro 2016 de football. Mais cette fois, la mobilisation offre une occasion unique de réinventer l’accueil d’une grande manifestation sportive — et de célébrer la diversité, les talents, la culture et l’énergie de la MEL.
Impossible d’évoquer l’EuroBasket 2025 sans parler de son théâtre principal : le Stade Pierre-Mauroy à Villeneuve-d’Ascq. Connu pour ses capacités modulables, l’enceinte s’apprête à vivre une nouvelle métamorphose. L’objectif : accueillir plus de 27 000 spectateurs pour les matchs décisifs – un record européen pour une salle de basket !
Les travaux mobilisent depuis plusieurs mois une équipe d’architectes, de techniciens et de logisticiens aguerris. Un exemple de cette effervescence : en 2021 déjà, le stade avait démontré sa capacité d’adaptation lors de la Ligue des Champions de volley (source : Stade Pierre Mauroy).
La ville s’enorgueillit aussi de la facilité d’accès à son “grand stade” : à seulement 10 km du centre de Lille, connecté par le métro (ligne 1, station Cité Scientifique ou 4 Cantons) et doté de grands parcs-relais, il est prêt à absorber le flux de visiteurs attendu.
Mais l’EuroBasket ne sera pas qu’une affaire de passionnés enclavés dans une enceinte sportive. Déambuler dans Lille à l’approche de l’événement, c’est déjà sentir le quartier du Vieux-Lille vibrer sous les fanions aux couleurs des équipes (déjà, certains commerçants jouent le jeu et rivalisent d’inventivité pour décorer leurs vitrines).
Rue Solférino, des bars mythiques comme l’Illustration ou le Palais de la Bière préparent des retransmissions sur écrans géants, tandis que la Grand-Place s’apprête à accueillir un “village du basket” éphémère, avec :
La MEL n’est pas en reste, avec des relais d’animation dans des villes comme Roubaix, Tourcoing ou Marcq-en-Barœul. L’idée : faire vivre la fête partout, en profitant des infrastructures sportives de quartier ou des rives du canal de la Deûle pour des “fan zones” en plein air (source : communiqué de la Ville de Lille, printemps 2024).
Accueillir des centaines de milliers de spectateurs, parfois venus de très loin pour soutenir la Slovénie, la Turquie, l’Espagne ou la Lituanie, cela se prépare. Les hôtels lillois annoncent déjà des taux de réservation record à plus de 80% sur la période (source : Office du Tourisme de Lille). Les auberges de jeunesse, AirBnB, chambres d’hôtes… chacun se mobilise pour faire découvrir sa ville et offrir un accueil “chaleureux mais efficace”, comme on dit ici.
Signe de cette énergie collective :
Il y aura aussi, au fil du tournoi, des parcours “Découverte de Lille à pied” pour les fans venus soutenir leur équipe, avec des départs guidés depuis la gare Lille Flandres ou Lille Europe. Une initiative bienvenue, tant la ville se prête à la flânerie entre deux matchs, le long de la rue de la Monnaie ou sur l’esplanade du Champ de Mars.
A mesure que la fête s’organise, la question de la sécurité est omniprésente. Pour cet EuroBasket, la préfecture, la ville et la MEL coordonnent un plan d’action inédit, inspiré par l’expérience de l’Euro 2016 de football et des éditions précédentes du tournoi (source : France Bleu Nord).
Le “contrôle intelligent”, selon les termes de la mairie, doit permettre de rassurer sans étouffer l’ambiance de fête. En parallèle, les transports en commun (métro, bus, tram) renforcent leur présence sur les créneaux nocturnes, prévoyant même une extension des horaires certains soirs de match très attendus.
Grande nouveauté par rapport à 2015 : la dimension écologique et inclusive, placée au cœur de la stratégie de la MEL. Dès la phase de candidature, le comité d’organisation a mis l’accent sur :
Le pari : faire de cet événement non seulement une fête sportive, mais un laboratoire d’accueil inclusif et durable, reflet des engagements de la région.
Pour ne rien manquer, l’application “EuroBasket Lille 2025” proposera un agenda, des infos pratiques et des offres spéciales chez les commerçants partenaires.
Enfin, l’EuroBasket sera aussi l’occasion de (re)découvrir la métropole sous un nouveau jour. Chaque quartier, des faubourgs industriels de Fives aux venelles du Vieux-Lille, promet des moments de rencontre et de partage — la fameuse hospitalité des gens du Nord n’est pas qu’un cliché.
Pourquoi ne pas profiter d’une matinée sans match pour arpenter le marché de Wazemmes, croquer dans une gaufre à la vanille, ou admirer les fresques du street-art à Moulins ? Entre deux rencontres sportives, on se laisse surprendre par une exposition éphémère au Tripostal, un apéritif au bord de la Deûle ou une balade sur la Grand-Place illuminée aux couleurs de l’événement.
Dans quelques mois, Lille sera sur tous les écrans des fans de basket. Mais pour celles et ceux qui y vivent – ou qui profiteront de l’événement pour explorer la métropole –, l’EuroBasket sera bien plus que du sport : un moment de partage, de gourmandise, de curiosité et d’aventures urbaines. Il ne reste plus qu’à compter les jours et à s’entraîner au “clap-clap” collectif qui fera résonner la ville, autour du parquet et au-delà.
Et si, cette fois, on en profitait pour voir Lille comme on ne l’a jamais vue ?