Ce qui change, concrètement, dans notre vie quotidienne
1. Extension des consignes de tri : « Tout emballage va dans la jaune »
Un matin de mars, sur la Place du Lion d’Or à Lambersart, entre deux boulangeries, des affiches jaunes fluo s’invitent sur les vitrines : « Désormais, TOUS les emballages se trient ! »
Désormais, on glisse aussi les pots de yaourt, les barquettes, les sacs plastiques, les sachets de chips, tubes de dentifrice et blisters vides dans le bac jaune. Fini le casse-tête des plastiques souples… L’objectif, selon la MEL : +20% de collecte triée en 2024.
Mais, dans la pratique, cela soulève des questions très concrètes :
- Quels emballages ? Tout emballage quelle que soit sa forme ou son matériau (hors déchets « sales », couches, textiles, etc.). Une liste exhaustive à retrouver sur la page officielle de la MEL.
- Nettoyage ? Il suffit de bien vider les emballages, inutile de les laver.
- Tri en ville et tri en campagne : Même consigne, mais les containers sont parfois différents (bac collectif, borne enterrée, colonne jaune, etc.).
2. Collecte repensée : nouveaux rythmes, nouvelles habitudes
- Fréquence : Dans certains quartiers denses, collecte des bacs jaunes passée à toutes les semaines au lieu de toutes les deux semaines.
- Nouvelle carte : 21 points de collecte en moins pour certains habitants, mais +60 bornes de tri enterrées implantées dans le centre et près des nouveaux ensembles immobiliers (source : La Voix du Nord).
- Modification des horaires de ramassage : Pour limiter la présence des bacs sur la voie publique, les horaires ont été avancés ou retardés selon la densité urbaine.
Nouvelle habitude dans certains cœurs de ville : il faut désormais rentrer son bac le soir même sous peine d’amende (contrôles plus fréquents). On sent parfois, au détour d’une ruelle, la conversation qui monte : « Tu sais à quelle heure ils passent maintenant, chez toi ? »
3. Les bio-déchets : la petite révolution silencieuse
L’autre grande nouveauté, c’est l’arrivée progressive des solutions pour les biodéchets. Composteurs partagés, bacs orange (expérimentés à Lomme, Hellemmes), points d’apport volontaire : la MEL vise une généralisation d’ici 2026.
Pour les villes encore non équipées, des permanences d’information fleurissent : sur le marché de Wazemmes, des bénévoles expliquent, autour de caisses d’oranges et de marc de café, comment réduire d’un tiers son sac à ordures ménagères.
- Ce qui est concerné : épluchures de fruits et légumes, marc de café, coquilles d’œufs, restes alimentaires, pain dur…
- Solutions proposées par la MEL :
- Composteurs individuels : Subventionnés et à retirer sur rendez-vous (voir sur MEL.fr).
- Compost partagé : 152 sites ouverts fin 2023, animés par des habitants ou associations.
- Bacs collectifs ou points d’apport : Démarrage prévu pour fin 2024 dans tous les quartiers en habitat dense.