Les grands chantiers qui changent la donne
Le prolongement de la ligne 1 du métro vers le nord (La Madeleine – Lille Europe – Marquette-lez-Lille)
C’est l’un des serpent-de-mer de la mobilité lilloise : la fameuse « ligne jaune » du métro, inaugurée en 1983, franchira-t-elle enfin la Deûle pour rejoindre Marquette ? Depuis 2023, le projet est bien relancé et les études de faisabilité ont été accélérées par la MEL (source : La Voix du Nord, 15/10/2023). Objectif : rallonger la ligne d’environ 5,5 km, créer 5 nouvelles stations, dont deux interconnexions majeures (La Madeleine et Marquette-Centre), et capter jusqu’à 25 000 voyageurs/jour supplémentaires. Quartiers concernés : Fives, Saint-Maurice Pellevoisin, puis l’axe du Grand Boulevard.
- Phase actuelle : concertation publique jusqu’à fin 2024
- Chantier prévu : 2026-2032 (si validation de l’État et financement bouclé)
- Bénéfices attendus : désengorgement de la ligne 1 (déjà saturée à 140% en pointe), desserte des pôles économiques du nord lillois
Ambiance sur place : il suffit de longer le quartier du Romarin pendant l’heure de sortie des bureaux pour ressentir la pression sur les routes and le boulevard périphérique. L’attente d’un métro n’a rien d’anecdotique ici.
Un nouveau tram-train vers la Pévèle et la Haute-Deûle : l’axe sud en question
Moins médiatisé que le métro, ce projet pourrait pourtant transformer la vie des habitants de Pont-à-Marcq, Seclin ou Douai. L’idée ? Réutiliser et moderniser les voies ferrées existantes pour créer une ligne « intercités » légère, qui relierait la gare Lille-Flandres à une quinzaine de communes vers le sud, avec alimentations électriques partagées (métro et TER).
- Trajet escompté : Lille – Faches-Thumesnil – Seclin – Templeuve – Pont-à-Marcq
- Distances : près de 45 km de rails potentiellement concernés (source : MEL, dossier 2023)
- Fréquence visée : un train toutes les 15 minutes en heure de pointe
Si vous flânez le long du canal de Seclin aux premières heures du jour, vous croiserez des cyclistes matinaux… et des usagers désabusés des TER, qui rêvent d’une alternative rapide pour rejoindre Lille, évitant les embouteillages matinaux sur l’A1. C’est précisément cette expérience de mobilité multimodale qui est visée : train, vélo, bus, le tout connecté.