Un passé industriel, un futur en ébullition
Marcher sur le site de l’Union, c’est sentir la vibration de la métropole à l’état brut. Ici, entre Roubaix, Tourcoing et Wattrelos, la brume du matin diffuse encore l’odeur ancienne de la laine et de la machine, tandis que les pas résonnent sur le goudron neuf d’une avenue qui n’existait pas il y a dix ans. Jadis, l’Union était le visage même du Nord industriel – chapelet d’usines, entrepôts aveugles, friches et déshérence. À son apogée (années 1960), plus de 7 000 ouvriers y travaillaient (source : Archives municipales de Tourcoing) ; dans les années 1980, la chute avec la désindustrialisation, puis la lente renaissance.
Aujourd’hui, l’Union, c’est 80 hectares de “terrain de jeu” pour les architectes, urbanistes, artistes et entrepreneurs, orchestré par la Métropole Européenne de Lille (MEL). Un projet-phare de reconversion à la française, où patrimoine et innovation tentent un pas de deux atypique.