Balade au fil de l’eau sur le canal de Roubaix
Le canal de Roubaix offre une promenade originale au cœur de la métropole lilloise. Long d’environ 12 kilomètres sur le territoire français, il relie la De...
Lire +À seulement 10 km au nord-ouest de Lille, Pérenchies réussit le tour de force de préserver une atmosphère paisible alors que la métropole s’étend tout autour. Le long de la Deûle, entre champs et lotissements, le village montre plusieurs visages. Le marché du samedi matin, place du Général de Gaulle, attire autant les anciens que les jeunes familles en quête de produits locaux. Ici, la boulangerie Briet est une institution pour le « pistolet », ce petit pain du Nord. Le passé textile reste visible : la tour de l’ancienne filature Motte-Bossut, transformée en logements, s’impose dans le paysage.
C’est en passant le pont sur la Deûle que le charme de Quesnoy opère réellement. Avec ses quais, ses maisons de briques typiques, son église Saint-Michel coiffée d’un beffroi néogothique (inscrit aux Monuments Historiques – source), Quesnoy respire l’authenticité du Val de Deûle. Lors du printemps, le marché aux fleurs envahit la grand place et l’on comprend pourquoi les maraîchers de Quesnoy alimentent depuis des siècles Lille et ses environs.
Wambrechies, c’est d’abord la célèbre distillerie Claeyssens, dont les effluves d’orge malté réchauffent le village depuis 1817. Classée Monument Historique, la distillerie aligne ses immenses tonneaux le long de la Deûle (source). Tout autour, le port de plaisance offre une halte poétique avec ses pénichettes et ses barques colorées. Le parc du Château de Robersart, ombragé et vivant l’été grâce aux « Estivales » (concerts gratuits, brocantes), invite à la rêverie.
À la frontière de Villeneuve d’Ascq, Sainghin revendique une identité à part. Son centre bourg, typique avec sa halle couverte (XIXe siècle), est le théâtre des marchés du vendredi soir, où les producteurs locaux vendent fromages, miels, et légumes bio. À la belle saison, on flâne dans les vergers, parfois ouverts à la cueillette (ferme Coustenoble). À quelques centaines de mètres, la Coulée Verte relie le village au campus de la Haute-Borne, traversant prairies et zones boisées où se croisent joggeurs matinaux, familles à vélo et renards furtifs.
Moins connus des Lillois, les paysages du Mélantois offrent de doux tableaux, et Gondecourt en est un fleuron. Les rues s’ouvrent sur des fermes en activité, quelques chapelles restaurées, et le moulin à vent, emblème local, dont les ailes tournent lors de fêtes ponctuelles. L’été est rythmée par la grande braderie et le festival « Les Beaux Jours », qui fait la part belle aux concerts champêtres et ateliers créatifs (programme : mairie de Gondecourt).
Longtemps, Sequedin fut le jardin potager de Lille. Aujourd’hui urbanisée mais préservant, au sud, son secteur agricole, la commune réinvente son identité autour de son patrimoine maraîcher. À voir : la Ferme du Paradis, ouverte certains week-ends, qui cultive de manière raisonnée et propose sa propre boutique (légumes, fruits, œufs frais). Le chemin du Halage longe le canal de la Deûle, permettant de rejoindre Englos à vélo sans croiser une voiture.
Si le territoire de la Pévèle est si attachant, c’est qu’il cultive un entre-deux : ni vrai village flamand, ni faubourg urbain, Templeuve-en-Pévèle en est l’ambassadeur. Impossible de manquer son Moulin à eau, l’un des rares moulins à pivot en activité en Europe, ouvert aux visites et dégustations de pain cuit sur place (source). Autre rendez-vous incontournable : le marché du samedi matin, immense, qui attire chaque semaine jusqu’à 80 commerçants et 2 000 visiteurs selon les chiffres de la mairie.
Halluin mérite un détour ne serait-ce qu’au moment de la Fête des Allumoirs (fin septembre) : lampions, chars, défilés, c’est l’un des rares villages de la MEL à conserver cette tradition, héritée des anciens mineurs. Le centre ancien plaît avec ses rues étroites, ses commerces à l’ancienne – le Malmedy sert le meilleur welsh du secteur – et sa proximité immédiate avec la Lys, frontière naturelle. Les rives de la Lys, désormais aménagées en promenade, invitent à la balade jusqu’à Menin (Belgique), à pied ou à vélo, offrant le spectacle rare de bateaux de commerce et de péniches de loisirs partageant le même canal.
Petite perle des Weppes, Fournes déroule ses places pavées et son église Saint-Vaast (XVIe siècle) au fil d’une campagne douce. Ici, les hortillonnages et les vergers abondent. Le marché du dimanche matin s’étale devant le café du village – décor de « Bienvenue chez les Ch’tis » (scène culte du bar). À la mi-août, la fête médiévale ressuscite fauconniers, jongleurs, marché artisanal et soupe à l’ancienne cuite au feu de bois.
Souvent associée à sa cité du Haut Flot, Mons-en-Barœul fait aussi figure de « petit village sur la colline » à l’est de Lille. Son cœur historique, autour de l’église Saint-Pierre et de la mairie, est planté sur une butte naturelle offrant un panorama étonnant sur Lille et les Flandres – notamment au lever du soleil. Il faut s’y promener lors de la Fête du Parc (début juin), où habitants et visiteurs se retrouvent autour de foodtrucks, ateliers nature et concerts de jazz sous les tilleuls du parc du Fort.
| Commune | Accès transports doux | Jour du marché | Sites/espace à voir |
|---|---|---|---|
| Pérenchies | TER, vélo canal | Samedi matin | Promenade de la Deûle, Théâtre de l’Idéal |
| Quesnoy-sur-Deûle | Bus Ilévia, vélo canal | Jeudi matin | Port, Marais, Église St-Michel |
| Wambrechies | Vélo, bus L91 | Dimanche matin | Distillerie, Château de Robersart |
| Sainghin-en-Mélantois | Navette Arc en Ciel, vélo | Vendredi soir | Verger, Coulée Verte, Église St-Nicolas |
| Templeuve-en-Pévèle | TER, vélo | Samedi matin | Moulin à pivot, Parc du Château |
| Halluin | Bus L91, train | Samedi matin | Centre ancien, Lys, Fête des Allumoirs |
| Fournes-en-Weppes | Bus Ilévia, voiture | Dimanche matin | Marché, fête médiévale, poterie |
| Mons-en-Barœul | Métro, vélo | Mardi matin | Parc du Fort, point de vue |
Loin d’être de simples satellites de Lille, ces communes sont des bulles d’authenticité, des tableaux vivants où savourer l’esprit du Nord. Flâner dans leurs rues, enfourcher un vélo pour la campagne, goûter un pistolet tiède ou un genièvre ancestral, c’est aussi s’offrir une expérience de la métropole qui dépasse les clichés. N’hésitez pas à partager vos coups de cœur dans ces villages méconnus – chaque détour, chaque adresse dénichée ajoute un chapitre à l’histoire de la MEL, dont le carnet de route ne cesse de s’écrire.